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La Personne aux deux Personnes : grosse, grosse déception… (CRITIQUE)


21 juin 2008 | Catégorie : Ciné, Télé, Vidéo, Tout et Rien

La Personne aux deux Personnes - www.SebaTV.com

Comment ont-il réussi à faire un film aussi moyen, alors qu’ils avaient toutes les cartes en main pour en faire un bon ? Le public était conquis d’avance…

Le Buzz du film est sans aucun doute le plus réussi de l’année : le Clip Video “Flou de Toi” de Gilles Gabriel (une chanson devenue culte en quelques jours) est un petit bijou… Et les internautes l’ont vu des centaines de milliers de fois en deux mois.

Et alors, ce film ?…

Le sujet était plutôt simple : un homme fonce en voiture sur un autre homme qui traverse la route, le renverse, et par la même occasion l’esprit du premier (décédé dans le choc) passe dans le deuxième.

Après une première scène plutôt bien réussie où l’on découvre Gilles Gabriel en vieux beau dans sa voiture, on est vite déçu par la suite. D’abord, on ne verra plus Alain Chabat (ou très, très peu), ensuite le principal : voir Daniel Auteuil seul à l’écran parler dans le vide pendant une heure et demi, c’est très long !

Daniel Auteuil et Alain Chabat ont beau avoir tourné les séquences en se parlant vraiment (grâce à une oreillette), je ne sais pas pourquoi, mais ça sonne faux… Peut-être que le personnage de composition était trop prononcé pour Daniel Auteuil, habitué à des rôles comiques plus proches de lui.

Le film m’a décroché un seul sourire vers la fin, dans une scène se déroulant au Palais des Congrès. J’ai ensuite souris un peu pendant le générique de fin, un peu. C’est assez peu pour un film comique, non ? C’est peut-être parce que je m’attendais à tellement mieux…

Au milieu du film, deux séquences ont été insérées, un peu à la façon “Les Nuls” quand on voit un reportage animalier dans “La Cité de la Peur”. Dans un film vraiment drôle, ces scènes seraient les bienvenues, mais ici ça ne rime à rien, c’est juste dommage, ça sonne faux. On retrouve l’esprit Canal+, l’esprit du “Message à Caractère Informatif” (ce sont les mêmes scénaristes, également réalisateurs du film)… mais… je ne sais pas, ça le fait pas.

Au final, on a des acteurs qui jouent un peu faux, on a un film qui souffre de quelques lourdeurs, de lenteur aussi, et qui ne nous réserve qu’une seule surprise dans le scénario. Le seul moment intéressant de l’histoire se trouve dans un coup de théâtre scénaristique à la fin du film, quand on apprend la vérité sur le personnage de Daniel Auteuil.

Décidément, ce dernier ne convainc pas, Marina Foïs surjoue les trois premiers quarts du film et Alain Chabat (que l’on s’attendait à voir énormément) n’est là que 5 minutes sur 1h30…

Attention, ce n’est pas un mauvais film, mais… ce n’est pas non plus une bonne comédie.

Bref, on peut se consoler en revoyant des milliers de fois la vidéo de l’excellent buzz du film : “Flou de Toi” !

Revoir le Clip “Flou de Toi”.

Écouter le CD sur iTunes

La Personne aux deux Personnes - Le Making Of- www.SebaTV.com





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Christina Ricci est une charmante Pénélope


13 avril 2008 | Catégorie : Ciné, Télé, Vidéo, Tout et Rien

Pénélope - Christina Ricci

Voilà un très beau conte moderne pour adultes et enfants sur le handicap, le regard des autres et la solitude.

Le film est servi par un beau casting, et pendant tout le film on se dit “bon sang, mais je les connais tous ces acteurs…”.

Et bien oui, on les connait :

Christina Ricci est la charmante Pénélope, personnage principal du film. Plus besoin de la présenter… c’est la petite Mercredi de La Famille Addams (en remontant loin loin loin !), et elle est Amanda dans le Woody Allen Anithing Else

James McAvoy, le joueur de Poker pianiste dans Pénélope est un acteur très talentueux qui a interprété le jeune médecin dans Le Dernier Roi d’Écosse (un excellent film à voir d’urgence) ou encore l’amoureux de Keira Knightley dans Reviens-Moi (voir la critique de SebaTV).

Catherine O’Hara, l’insupportable mère de Pénélope était déjà une maman il y a bien longtemps… celle de Macaulay Culkin dans Maman, j’ai raté l’avion !!! Et oui, ce visage vous disait bien quelque-chose ! Et elle était déjà l’insupportable maman (décidément !) de la gothique Winona Ryder dans Beetlejuice.

Écouter le CD sur iTunes

Pénélope - Reese Witherspoon

Reese Witherspoon, la sublime, la gigantesque Reese Witherspoon qui me surprend un peu plus à chaque film dans lequel je la découvre. Une très grande actrice, qui a bien grandi depuis Friends (elle était Jill, la soeur de Rachel - Jennifer Aniston) ou Sex Intentions… On lui a d’abord confié des rôles de gentille blondinette (La Revanche d’une blonde… etc) ou d’amoureuse fantasmée (Et si c’était vrai…) avant de lui confier un vrai grand rôle : l’interprétation de la célèbre chanteuse June Carter dans Walk the Line (voir la critique de SebaTV). Dernièrement, elle a encore enthousiasmé la presse avec son interprétation de la femme de Jake Gyllenhaal dans Détention secrète.
Elle est également productrice du film Pénélope.

Richard E. Grant, le papa de Pénélope, était Jasper dans Appelez-moi Kubrick.

Peter Dinklage, le paparazzi nain jouait déjà dans Lassie (le film), Underdog, Joyeuses Funérailles

Simon Woods, le détestable fils à papa, le méchant du film Pénélope a déjà été aperçu dans la série Rome (saison 2) et dans Angel de François Ozon (le jeune journaliste).

Lenny Henry, le mysterieux Krull, majordome de la famille de Pénélope a été aperçu dans Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban.

Nick Frost, le joueur de Poker à lunettes était le second rôle de Hot Fuzz.

Richard Leaf, Jack le Barman dans Pénélope était Auror Dawlish dans Harry Potter et l’Ordre du Phénix.

Pénélope

Pénélope est donc une réflexion sur le handicap : Pénélope (prononcez “Pénélopi” à l’anglaise) a grandi avec un groin à la place du nez. C’est à travers le regard des autres qu’elle s’est construite, cachée par une mère honteuse et un père mollasson.

Les méchants de l’histoire, c’est nous, les lecteurs de magazines avides d’images choc, accros à la presse “people”, aux trophées de papparazzi et aux “scoop”…

Pénélope, c’est aussi une comédie romantique qui bouleverse un peu les codes auxquels nous sommes trop habitués et qui finissent par nous lasser un peu…

Pas besoin d’enfants comme prétexte pour aller voir ce film, ce n’est pas un conte qui s’adresse uniquement aux petits.

Si vous aimez les univers fantastiques “positifs” (en opposition totale avec Le labyrinthe de Pan pour ne prendre qu’un exemple !!!), les histoires d’amour qui ne suivent pas les schémas hollywoodiens et Christina Ricci… foncez !

Le site officiel du film Pénélope





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La dictature Dassault à Corbeil


7 mars 2008 | Catégorie : Politique

serge dassault

Le site Rue89 a sorti l’info la semaine dernière :

Pascale Pascariello, journaliste à France Inter, reporter de l’émission de Daniel Mermet, “Là-bas, si j’y suis”, s’est fait secouer par les gros bras de Serge Dassault, lors d’une réunion publique à Corbeil-Essonnes, vendredi 8 février.

L’altercation a été enregistrée par le micro de la journaliste :

Le récit de la journaliste (1) :

Le récit de la journaliste (2) :

(…)

“A peine entrée, on m’a demandé qui j’étais et on m’a photographiée. Ça m’a surprise. J’ai dit que j’étais journaliste.”

A la fin de la réunion, dans une salle toute acquise à Serge Dassault, Pascale Pascariello se rapproche de la tribune où se tient l’édile et tend son micro siglé France Inter. La journaliste raconte qu’”il s’est d’ailleurs félicité d’avoir France Inter”. Devant l’assistance, elle l’interroge sur son succès à Corbeil-Essonnes, sur des propos qu’il aurait tenus à propos de la ville, mais surtout sur ces affaires qui enveniment la campagne. Le maire l’interrompt et refuse de répondre.

La jeune femme est immédiatement prise à partie:

“Je pense que j’ai dû dire le mot qu’il ne fallait pas. J’ai vu des hommes assez musclés en costume m’entourer. Avant, ils se tenaient aux côtés de Serge Dassault ou gardaient les portes. J’ai été bousculée. Certains habitants, pas des jeunes, d’ailleurs, m’ont aussi agrippée. Je me suis accroupie. J’ai eu peur de prendre un coup. Je ne comprenais pas s’ils voulaient me sortir ou me retenir à l’intérieur. C’était très violent. Il a fallu que quelqu’un m’aide à sortir. J’ai vraiment eu très très peur.”

(…)

Le plus étonnant dans tout cela, c’est qu’aucun des élus sur l’estrade n’a réagi. Pascale Pascariello n’en revient pas:

“Serge Dassault a laissé ses hommes de main et des habitants me prendre à partie très violemment, sans rien dire. Je croyais qu’un maire devait assurer la sécurité de ses habitants.”

(…)

Suite à cet événement, Serge Dassault a contacté Daniel Mermet, producteur de l’émission “Là-bas si j’y suis” de France Inter. “Pour vérifier mon identité”, explique la journaliste:

“Grosso modo, il a dit: ‘Je serais vous, j’écouterais bien avant de diffuser’.”

lire l’article complet
crédit image : Le Figaro





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